Basculement vers du logiciel libre ?

Publié le par Jc Croze



En recherchant le meilleur moyen de remettre à jour nos données pour la gestion de nos deux cimetières (passer du papier bien dégradé à une base numérique), et ce à meilleur coût, nos différents contacts nous ont conduit à... Arles.


Cette ville est pionnière dans l'utilisation et même la conception de logiciels libres. Pourquoi payer des licences exorbitantes à des firmes informatiques alors qu'en partageant la connaissance et le savoir faire on peut faire aussi bien pour presque rien. Peut être certains d'entre vous utilisent déjà la suite gratuite openoffice à la place de word. Le principe est le même.


Les élus et responsables administratifs arlésiens nous ont expliqué à la fois la philosophie mais surtout l'efficacité des outils et les économies obtenues. La commune préfère financer le travail (de service) plutôt que l'outil en tant que tel.


Dans une délibération de leur conseil municipal prise en 2006 on peut lire :


« Le concept du logiciel "libre" a émergé au milieu des années 1980. Selon la définition

de Free Software Fondation, un logiciel libre répond à trois critères :

la liberté pour chacun d'étudier comment le programme fonctionne

la liberté de le copier et de le diffuser

la liberté d'améliorer soi-même le logiciel pour en faire profiter la communauté

La philosophie véhiculée par le mouvement du logiciel libre vise à mettre en commun des idées et du savoir collectif pour permettre la progression de la recherche et l'augmentation de ce savoir.

Dans son rapport "Pour une administration électronique citoyenne" remis au Premier

Ministre le 19 avril 2001, le Député Thierry Carcenac a proposé de mettre l'ensemble des développements réalisés par ou pour le compte des administrations sous licence de type logiciel libre.

Depuis l’année 2004, la Direction des Systèmes d'Information et Télécoms, en sa qualité de maître d'œuvre, a réalisé des outils de gestion pour divers services. Les composants

techniques de base de ces outils s'appuient totalement sur des composants issus du monde des logiciels libres.

La Mairie d’Arles a l'ambition de participer au développement des nouvelles technologies et en particulier en étant un acteur affirmé et un contributeur au développement des logiciels libres.

Il est donc proposé de mettre à disposition le progiciel sous licence de type logiciel libre (GPL). Cette licence permet, sans aucune contrepartie financière, la libre utilisation, la libre reproduction et la libre distribution du progiciel. Quant à la modification du code, elle est également autorisée. La Ville d’Arles bénéficiera alors des contributions apportées au développement de son logiciel. »


Merci au temps que nous a consacré la ville d'Arles.


Tout une batterie d'outils existe. Le dernier concerne la gestion des permis de construire et des droits du sol.


Au fait , nous allons opté certainement pour le logiciel libre opencimetière (créé d'ailleurs par Arles, Albi et des petites communes de la Communauté de communes Rhône Alpilles Durance ) qui a fait ses preuves et est désormais promu par l'association des maires de Haute Savoie.

La question au fil du temps du basculement vers des logiciels libres comme certaines mairies  ex Annecy) est donc posée.

Publié dans vie communale

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